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18 février 2015

Edmond Rostand : Cyrano de Bergerac. Première édition illustrée (1899). Exemplaire sur grand papier relié par Affolter.

Rostand, Edmond

Cyrano de Bergerac
drame en cinq actes



illustré par MM. Besnard, Flameng, Albert Laurens, Léandre, Adrien Moreau, Thévenot

gravé par Romagnol



Paris, Armand Magnier, 1899.

30 x 21,5 cm (R), in-4, 299 pp. - 5 planches hors texte, vignette de titre, portrait de l'auteur rehaussé de rouge et 47 gravures dans le texte, reliure de l'époque de demi-maroquin rouge à coins, dos à quatre nerfs repoussés orné portant en son centre un couvre-chef mosaïqué en deux tons posé sur deux épées croisées à froid, tête dorée, non rogné, couverture illustrée en deux tons conservée (reliure signée P. Affolter).



Première édition illustrée, parue un an après l'originale.


Tirage total à 500 exemplaires. Celui-ci, nominatif (M. Hérenger), sur Chine fort, comportant, comme les 40 premiers exemplaires sur Japon vieux, 4 états des bois :



  • 1 état avant la retouche tiré à la presse à bras sur papier de l'ouvrage,
  • 1 état sur Japon pelure tiré à la main par le graveur,
  • 1 état avant la lettre
  • et l'état avec la lettre.





Les 56
(le portrait est en deux états) planches sur Japon pelure sont reliées au fil du volume et sont toutes signées à la mine de plomb par le graveur, qui a également agrémenté l'exemplaire d'un discret ex-dono au centre de la cartouche de l'acte I ("à l'ami et amateur, en souvenir de sa causette, le graveur Romagnol offre..."). Les deux autres suites sont reliées in-fine.





L'exemplaire est par ailleurs enrichi des cinq planches d'essais en couleurs refusées, également placées au fil du volume, mais il manque une planche à la dernière des suites.



François Thévenot a composé la couverture et le portrait et Besnard, Flameng, Charles Léandre, Albert Laurens et Adrien Moreau ont chacun illustré un acte.




Carteret - qui critique (à notre humble avis) injustement cette édition au motif qu'elle est illustrée par différents artistes - cite 5 exemplaires non justifiés sur Chine de format in-4 comportant chacun les dessins originaux d'un artiste pour un acte. Notre exemplaire (dont les signatures sont celles d'un in-4 et non d'un grand in-8) pourrait être un exemplaire similaire, mais réservé au graveur, celui-ci ayant signé chacun de ses 56 tirages.



Exemplaire agréablement établi par Paul Affolter. Quelques rousseurs éparses, surtout aux tranches, manque une planche (celle du début de l'acte I) à la suite avant la lettre. (MONOD, 9945 ; CARTERET, IV, 349 : "intéressante publication recherchée")



vendu

22 août 2013

Catalogue du Fonds Coquelin Cadet. Exemplaire unique de l'auteur et de Henry Laverne, abondamment truffé.

[Cresson, Félix]

Bibliothèque publique communale de Boulogne-sur-Mer.
Catalogue du Fonds Coquelin Cadet.



Boulogne-sur-Mer, Société typographique et lithographique, 1911 (imp. A. Baret).


25 x 16 cm (R), grand in-8, 206 pp. - frontispice reproduit sur zinc (d'après un crayon de Emile Friant) - nombreux documents montés sur onglets à la suite, reliure à la Bradel de plein chagrin corail, dos lisse orné, triples filets en encadrement sur les plats, filets sur les coupes, dentelle intérieure, tête dorée, couverture supérieure et dos conservés.



Exemplaire de l'auteur, Félix Cresson, conservateur de la bibliothèque publique communale de Boulogne-sur-Mer (bibliothèque des Annonciades), spécialement imprimé pour lui à l'occasion de l'inauguration du Monument des frères Coquelin (mention imprimée avec signature autographe du maire de Boulogne-sur-Mer), avec son ex-libris gravé.

Félix Cresson (l'auteur non crédité de l'ouvrage) a enrichi son exemplaire d'un important nombre de documents relatifs à la famille Coquelin, la plupart montés sur onglets. Cet exemplaire fut ensuite la propriété du comédien Henry Laverne, qui a continué à truffer le volume. 

Liste non exhaustive des documents :  

A. Documents autographes [14 pièces, certaines avec enveloppe] : 

1) reconnaissance de dette signée de Benoît Coquelin (père des frères Coquelin, boulanger à Boulogne-sur-Mer) datée du 17 mars 1811 et du 11 mai 1811 (1 p. in-8),



2) une facture autographe signée "pour mon père [Benoît], Gustave Coquelin" en date du 6 janvier 1861, à l'ordre de M. Cresson [probablement le père de Félix Cresson], sur papier à en-tête de la boulangerie Coquelin,



3) Constant Coquelin, dit Coquelin aîné (1841-1909) : 1 l.a.s. 1 p. in-4 à datée du 6 avril 1906 à Félix Cresson à propos de sa pièce La Reine des anges : il la trouve "intéressante et bien faite" mais "bien spéciale" et ils ne pourront pas la jouer car ils sont déjà surchargés, "poursuivant la saison avec Cyrano", "puis doit venir la pièce de Rostand" [Chantecler] et 10 lignes autographes signées à la peintre et sculpteur Marie Cazin (1904) sur carte postale le représentant à Cambo [soit deux documents],





4) Ernest Coquelin dit Coquelin cadet (1848-1909) : 2 l.a.s. de 1 p. in-12 chaque à Charles Guettier, 1 l.a.s. de 1 p. in-12 à la peintre et sculpteur Marie Cazin (9 février 1903) : "merci aussi pour votre intention bien arrêtée de faire prochainement mon tableau, il me manque !! et le jour où je l'aurai, Coquelin sera très heureux - car il l'admirera en venant chez moi" [soit trois documents],



5) Gustave Coquelin (frère des deux précédents) : 1 l.a.s. de 3 pp. in-8 (1887), - 1 l.a.s de 1 1/2 p. in-8 à Félix Cresson, 1910 : lui donne des renseignements bibliographique et espère le voir lors de l'inauguration du monument en l'honneur de ses frères, 1 l.a.s de 1 p. in-8 à Félix Cresson : il le félicite "pour l'admirable livre que vous venez de composer avec la Bibliothèque léguée à son pays natal par mon cher regretté frère Coquelin cadet", 1 "bon pour le bal" pour Mlle Young sur sa carte de visite [soit 4 documents],

6) Jean Coquelin (1865-1944, fil de Coquelin aîné) : 3 l.a.s.  (1 p. in-4, 1p. in-8, 1 p. in-12) datant de 1934 et 1935 à Henry Laverne : Auguste Chabert vient de lui montrer cet exemplaire "contenant tant de pièces si intéressantes concernant mes chers grands disparus" et il voudrait le lui emprunter même "[s'il] sait tout le prix que vous attachez à ce bouquin unique et l'hésitation toute naturelle que vous auriez à vous en séparer" [soit 3 documents]. 



B. Documents imprimés ou en partie imprimés

7) 10 programmes imprimés du Casino ou du Théâtre municipal de Boulogne-sur-Mer datant de 1884 à 1898 annonçant des spectacles où jouent Coquelin aîné, Coquelin cadet ou les deux, parfois en compagnie de Jean Coquelin,







8) le fac-similé du programme de la première représentation publique où parut Coquelin aîné le 15 mai 1858 (cliché Henri Caudeville tiré à petit nombre et offert à la famille Coquelin et quelques privilégiés lors du banquet du 16 juillet 1911),

9) 3 états supplémentaires du frontispice (la photographie originale qui a servi à la confection du zinc, une épreuve unique sur papier couché envoyée par Neurdein frères en même temps que le zinc, une épreuve sur papier blanc avec le nom de Coquelin en italiques et non en petite capitales),





10) deux invitations au nom de Félix Cresson à l'inauguration du Monument des frères Coquelin et au banquet organisé à cette occasion ainsi que le menu du déjeuner,



11) un important nombre de coupures de presse ou de copies manuscrites d'articles de presse (publiés de 1875 à 1936) concernant Constant Coquelin dit aîné, Ernest Coquelin dit cadet, leur vie, leurs représentations, leur décès, leurs obsèques etc., ainsi que leur famille (le père boulanger Benoît Coquelin, François Coquelin, affineur de sucre, Jean Coquelin, fils de Coquelin aîné, également comédien...), ou la maison familiale (vouée à la destruction dans les années 1920), l'édification du Monument des frères Coquelin en 1911, la bibliothèque de Coquelin cadet, la parution du présent catalogue, une polémique concernant l'inaccessibilité des ouvrages du Fonds Coquelin cadet, la pause de la première pierre du musée Cazin-Coquelin, etc...

12) "Quelques souvenirs" par Coquelin cadet, publiés dans les "Annales politiques et littéraires" du 19 mars au 8 juillet 1906, restés inachevés et non publiés en volume (en partie découpés de la revue, en partie en copie manuscrite),

13) les faire-part de décès de Benoît Coquelin, Louis Joseph Adrien Coquelin, Pierre-Augustin-Alexandre Noël, Alexandre-Cyprien-Florent Noël, Madame Débaillon née Flore-Marie-Anastasie Coquelin, Madame Veuve Coquelin née Marie Constance Vannoorenberghe, Ernest Coquelin cadet (ce dernier adressé à Henri Allum, le véritable nom de Henry Laverne) [soit 7 documents],



14) un grand nombre de cartes postales anciennes représentant les Coquelin, les lieux où ils vécurent (notamment la boulangerie paternelle) ou le monument à leur gloire édifié à Boulogne-sur-Mer.

Henry Laverne (1888-1953) né Henri Allum à Boulogne-sur-Mer fut un acteur comique célèbre pour le duo qu'il formait avec le comique troupier Bach (le duo Bach et Laverne). Il fit également partie de la troupe du théâtre Antoine et fut, à la fin de sa carrière, l'un des acteurs préférés de Sacha Guitry.

Félix Cresson (né le 12 décembre 1860 à Boulogne-sur-Mer) fut bibliothécaire adjoint puis bibliothécaire de la ville de Boulogne-sur-Mer. Il publia également quelques pièces de théâtre à la fin du XIXe siècle.

Exemplaire unique témoignant, entre autres, de l'importance des frères Coquelin dans la mémoire boulonnaise. 

Reliure un peu frottée.

vendu

16 août 2013

Barbey d'Aurevilly : Le Théâtre contemporain. Deux envois autographes à Mme Charles Hayem.

Barbey d'Aurevilly, Jules

Le Théâtre contemporain
Tomes 1, 2 et 3.

Paris, L. Frinzine (tome 1) puis Maison Quantin, 1887, 1888, 1889.



3 volumes in-12, (6) 300, (6) 324, (6) 356 pp., reliures de l'époque de demi-maroquin rouge à coins, dos à 5 nerfs ornés, têtes dorées (la reliure du tome 3 est différente dans les fers et papiers utilisés).

Éditions originales dont les tomes 1 et 2 portent un envoi autographe signé de Barbey d'Aurevilly à Madame Charles Hayem. Le premier envoi est particulièrement amusant ("le dernier rire d'un homme qui ne rit plus"), le second est laconique.



Le tome 1 est de première émission puisqu'il porte la date de 1887 et est au nom de l'éditeur Frinzine quand la plupart des exemplaires sont à la date de 1888 et au nom de la maison Quantin. Le tome 3 est paru après la mort de l'auteur et il est donc logique qu'il ne porte pas d'envoi.

Amélie Franck, épouse du grand collectionneur Charles Hayem, tenait un salon artistique et littéraire très courru que Barbey, qui fut un intime du couple, fréquenta jusqu'à sa mort.



Coins du tome 3 un peu émoussés sinon un bel exemplaire d'agréable provenance. (VICAIRE, I, 307)

vendu

19 septembre 2011

Julian Beck : lettres autographes et documents autour de la création de "Paradise Now" par le Living Theatre

Beck, Julian
(1925-1985) acteur, metteur en scène et poète américain

Ensemble de 3 lettres autographes signées, 2 lettres tapuscrites signées, 2 tapuscrits, 1 manuscrit

  • (a) [Rome], 3 février 1968. 1 carte postale, 13 lignes autographes signées.


Il est à Rome, en route vers Cefalù en Sicile et prépare les répétitions de Paradise Now. « Tout marche bien, nous serons bientôt à Cefalù, grâce à toi. Nous avons déjà commencé les répétitions ici à Rome, Amen. Voyage sombre, voyage éclairé. Voyage dangereux, sérieux, joyeux, et j’espère nécessaire parce que… la faim, la vanité. Toujours avec amour (révolutionnaire). »
 
  • (b) Cefalù, 11 avril 1968. 1 lettre tapuscrite signée, 1 p. in-4 sur papier à en-tête du Living Theatre, 32 lignes, ratures et corrections autographes.


Importante lettre concernant la genèse du scandale Paradise Now. Il commence par expliquer que les difficultés qu’il a pu avoir à son arrivée au village du Club Méditerranée à Cefalù n’en étaient pas ou n’en sont plus : « quand nous sommes arrivés nous avons eu des difficultés de chauffage, et il y avait des choses un petit peu inconvenables ; mais toutes ces choses sont depuis longtemps résolues, et même si elles continuent elles nous lient à la vie quotidienne, et on peut les compter comme des avantages, autrefois nous serions coupés de contact avec la vie, nous serions trop de l’air, d’une forme de spiritualité trop aérienne. » Il y est surtout très productif et prépare activement la Révolution : « je compte ce période ici à Cefalù parmi les périodes de ma vie les plus profonds, les plus satisfaisants. Trois mois de ne faire rien d’autre que de penser aux solutions des problèmes les plus urgentes, les plus graves, trois mois pour construire une carte, une formule pour chercher un moyen pour avancer l’arrivée de la révolution (je parle d’une révolution contre tous les formes de la violence et auquel on parvient sans violence), trois mois pour étudier ces problèmes dans une atmosphère, même s’il soit un petit peu artificiel, néanmoins splendide – la mer, printemps en Sicile, et cetera – une atmosphère plus que favorable à un tel travail, une atmosphère pour concentrer. Mais néanmoins en ce moment-ci je ne peux pas dire comment finira le travail, je parle du spectacle, c’est pas encore formé, mais le travail marche bien, on verra, on verra. » Il demande ensuite à Maurel s’il peut faire en sorte qu’ils puissent rester au Club jusqu’au 6 ou 7 mai.
 
  • (c) Chicago, 25 janvier 1969. 1 lettre autographe signée, 2 pp. in-4 sur papier à en-tête du Harrison Motor Hotel, 61 lignes.


Longue et belle lettre. « Je suis absolument désolé de ne pas avoir pu trouver le temps pour t’écrire. Mais depuis vingt cinq ans toutes mes lettres commencent avec cette phrase. » Il est épuisé par la tournée aux Etats-Unis, « nous jouons ou voyageons six jours par semaine et le septième nous demeurons au travail et il y a partout des interviews, la radio, la télévision », « Pierre Biner [journaliste, auteur de Le Living Theatre, histoire sans légende] voyage avec nous depuis novembre et il y a un jour, il m’a dit qu’autrefois il pensait que nous n’avons jamais le temps parce que nous sommes mal organisés ou pas vraiment dévoués au travail ou que nous fumons trop, mais que maintenant il comprend les difficultés de la vie du Living. » Paradise est « un succès stupéfiant ». et la pièce « naturellement agit, lève beaucoup de controverses partout ». « Il y a des montagnes de publicité et il n’y aura pas de difficulté pour trouver un éditeur pour le livre ici aussitôt pour que nous l’aurons fini. » Il en vient ensuite à leur « partie du travail ». Il a presque fini de rédiger le texte, mais rien ne sera prêt avant fin février. La « proposition » avance lentement, il a pris des notes et finira une première version bientôt. Il corrige la dactylographie d’un premier carnet, et d’un deuxième, la dactylographie d’un
troisième est en cours. Mais cela coûte cher et il devra payer environ 3 000 NF, ce qu’il demande à Maurel d’expliquer à l’éditeur Robert Morel. Il a du mal à obtenir une « réponse des Canadiens ». Il hésite à propos de la réponse à donner à Fayard, auquel il écrit et téléphone, parce que « selon son contrat – il me faut finir le travail six mois après d’avoir signé le contrat, et j’en ai peur un peu de ne pas pouvoir remplir cette commande », « c’est impossible de trouver les 3-4 jours desquels j’ai besoin pour faire bien le travail. » Judith et lui l’embrassent, « notre amour à toi, à Bernard toujours, et l’espoir que tu ne t’en fâches pas trop parce que le travail marche si lentement. »
 
  • (d) Boulder (Colorado), 3 février 1969. 1 lettre autographe signée, 1 p. in-4 sur papier à en-tête du Higlander Motel, 11 lignes.


Il envoie le premier carnet : « j’envoie une photocopie parce que j’ai peur d’envoyer l’original ». Il a commencé à corriger le deuxième carnet et l’envoie dans 3-4 jours. « Je suis désolé que le travail marche si lentement. Judith et moi nous faisons du bon progrès avec le texte. La proposition marche trop lentement en ce moment. »

  • (e) Essaouira (Maroc), 18 juillet 1969. 1 lettre tapuscrite signée, 1 p. in-4, 17 lignes, ratures et corrections autographes.


« Nous sommes enfin bien installés ici, dans des appartements dans des quartiers divers de la ville. Les répétitions sont déjà commencées, et Judith et moi nous travaillons tous les jours, mais comme toujours le travail marche plus lentement qu’attendu. » Les corrections des carnets sont terminées et Pierre [Biner] finit de transcrire les corrections sur les copies carbone. « J’espère d’envoyer le manuscrit (en anglais) à Pelieu et à [Charles] Orengo aujourd’hui. » Même si Judith et lui font de bons progrès, « en dépit de nos espoirs je ne prévois la fin du texte-travail jusqu’à la fin de la semaine prochaine ». Le climat est propice au travail : « c’est toujours le travail, mais ça c’est notre plus grand plaisir (en dehors de quelques autres choses…) (je suppose…) ».

  • (f) Christian Maurel : Manuscrit et tapuscrit d’une interview avec Beck et Malina : « Julian Beck et Judith Malina parlent ». 1 ½ pp sur 2 ff. in-4, 75 lignes autographes, nombreuses ratures et corrections et 4 pp. sur 4 ff. in-4 pour le tapuscrit (25 lignes par page). L’ensemble sur papier à archives du « Nouvel Observateur »
Nombreuses différences entre le manuscrit préparatoire et le tapuscrit final.



  • (g) Polycopie du tapuscrit de la transcription de la pièce. 21 pp. in-4. (en deux exemplaires).
     
    Photocopie avec soulignements autographes en rouge (de la main de Christian Maurel) d’un document de travail intitulé « Paradise Now : nomenclature des modifications apportées au texte original ».
    54 pp. in-4 sur 2 colonnes.


La colonne de gauche transcrit le texte original et la colonne de droite le texte modifié. Les passages soulignés en rouge sont ceux qui ont été ajoutés ou retranchés. Nombreux commentaires sur ces corrections présentés entre crochets.

  • On joint un article de 4 pp. sur le Living Theatre signé Jacques Nichet et paru dans la revue « Etudes » de janvier 1968.
Paradise Now, sans doute une des pièces les plus radicales du Living Theatre, fit grand scandale au festival d’Avignon 1968. Représentée une première fois le 24 juillet 1968, elle suscita de nombreuses plaintes à cause des scènes de nudité qu’elle contenait et parce que son action se poursuivait dans les rues, et fut immédiatement interdite. Julian Beck et Judith Malina refusant de remplacer Paradise par les deux autres pièces qu’ils jouaient également cette année-là, annoncèrent leur décision de quitter le festival, entraînant de nouveaux débats virulents. Christian Maurel donna dans le « Nouvel Observateur » une série d’articles sur le Living Theatre et Paradise Now (voir (f)).

Paradise Now fut publié en Italie en 1970 et en 1971 aux Etats-Unis.

vendu


28 novembre 2010

Edition originale de la traduction d'André Gide de Antoine et Cléopatre de Shakespeare



Shakespeare, William

Antoine et Cléopatre 

Traduit par André Gide

Hors-texte, en-têtes et culs-de-lampe de Drésa

Paris, Lucien Vogel, 1921. 25 x 21 cm, petit in-4, 110 pp. - 2 planches hors texte en couleurs, 6 en-têtes tirés en bistre, 6 culs-de-lampe en noir, une vignette dorée au faux-titre et de très nombreuses lettrines gravées en deux tons (ces dernières par Llano Florez), cartonnage de l'éditeur en plein papier parcheminé, orné au premier plat du titre en argent et d'une vignette rouge, tête dorée, chemise à rabats, étui portant au dos une pièce de titre en maroquin (titre à la chinoise).



Edition originale de la traduction due à André Gide et de la préface du même. L'un des 500 exemplaires sur vergé d'Arches, seul papier avec 25 Japon (n° 180).



Exemplaire bien conservé sous un bel emboîtage. (MONOD, 10280 ; NAVILLE, p. 156)


vendu



La  librairie propose également la première édition courante de ce texte :



Paris, Gallimard, Editions de la Nouvelle Revue Française, 1925 (1926 au dos). 17 x 11 cm, petit in-8, 188 pp., broché sous couverture bleue.

Deuxième édition (pré-originale dans la NRF en 1920, première édition en 1921 chez Lucien Vogel). L'un des 550 exemplaires sur vergé de Hollande Van Gelder, premier papier (n° 190). 

Dos un peu bruni et fané, sinon très bon. (NAVILLE, p. 156)

30 €