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20 juin 2017

Travaux de l'architecte Otto Bauer (1897-ca 1965) à Vienne et Paris

Nous vous présentons quelques documents laissés par l'architecte Otto Bauer dans son atelier de l'avenue du Président Wilson à Paris quand il l'a quitté dans les années 1960.



De cet architecte d'origine viennoise nous connaissons peu de choses et ignorons jusqu'à la date de sa mort. Il est né à Vienne en 1897 de parents de confession juive. Il a fait des études d'architecture de 1917 à 1921 à l'Université technique de Vienne (Technischen Hochschule). Parallèlement il a suivi l'enseignement d'Adolf Loos dans son école d'architecture privée.

Il réalise ensuite des aménagements intérieurs et du mobilier à Vienne, dont l'appartement de Josef et Alice Morgenstern (voir document 1). En 1925 il fonde avec Martin Ziegler et Josef Berger, une "Alliance des jeunes architectes autrichiens" ( Bund Österreichischer Architekten, B. Ö. A.).

En 1926, il s'installe à Paris, 9 avenue du Président Wilson. Il réalise deux restaurants et "bars automatiques" "Presto" (voir documents 2 et 3) en 1930, ainsi que le bâtiment du quotidien "Le Journal"). Un projet de "Presto Palace" semble avoir été abandonné. Il réalise également une villa à Garches, 2, rue du Marquis de Morès, (qui deviendra plus tard la résidence du chanteur Guy Béart).

Toujours dans les années 1930, il construit un immeuble à Vienne, Zeleborgasse 7. Il participe également à divers concours, dont celui pour le pavillon de l'Autriche à l'exposition universelle de 1937.

On ne sait pratiquement rien de sa vie et de ses activités ensuite, si ce n'est qu'il s'est probablement caché dans le sud de la France pendant l'Occupation. On ignore la date son décès, classiquement notée comme "vers 1965".

sources : 



1. Sept photographies originales documentant le mobilier dessiné pour la résidence du Dr Josef Morgenstern et sa femme Alice à Vienne (Apfelgasse 3)




8 tirages (une des 7 photographies en double) argentiques d'époque de 40 x 29,5 cm chacun :
  1. salle de musique (en double)
  2. bibliothèque
  3. étagère
  4. fauteuil et table basse
  5. miroir, lampes et desserte
  6. commode (manque angulaire)
  7. baignoire.


Les photographies (1) et (7) sont reproduites dans "Innen-dekoration", 1924, p. 344 et p. 349, certaines sont probablement reproduites dans "Oesterreichs Bau- und Werkkunst", 1925/26, pp. 225-229 (nous n'avons pas vérifié). Parmi les premières réalisations de l'architecte. Trous et traces de punaises dans les coins, manque angulaire à un tirage. 



vendu


2. Cinq études d'architecture pour les "bars automatiques Presto" à Paris (14 bd des Italiens et Place de la Bourse), 1930 

5 dessins originaux signés :

  1. extérieur du bar automatique Presto 14 bd des Italiens, encre de Chine et aquarelle signée sur calque monté sur carton (image : 42,5 x 28,5 cm, carton : 65 x 49 cm),
  2. étude pour l'extérieur pour un bar Presto (non retenu ?), encre de Chine et crayons gras signé et daté (1930) sur calque monté sur carton (image : 62,5 x 43 cm, carton : 63 x 58 cm),
  3. projet d'intérieur, encre de Chine, aquarelle et crayon gras signée sur calque monté sur carton (image : 46,5 x 33 cm, carton : 64,5 x 50 cm),
  4. projet d'intérieur, encre de Chine et crayons gras signé et daté sur calque monté sur carton (image : 62 x 30,5 cm, carton : 62 x 47,5 cm),
  5. projet d'intérieur, encre de Chine, aquarelle et crayon gras signée sur calque monté sur carton (image : 19 x 17,5 cm, carton : 30,5 x 23 cm). Deux des cartons portent en outre le cachet de l'architecte.








La façade du 14 bd des Italiens fut réalisée quasiment à l'identique. D'après les documents que nous avons pu voir, le mobilier et certains aménagements intérieurs figurant dans les études sont identiques ou proches de ce qui a été finalement réalisé. Né à Vienne en 1897 l'architecte Otto Bauer s'est installé à Paris en 1926. Il y réalisa les bureaux du quotidien "Le Journal", ainsi que ces deux "bars automatiques" de la chaine "Presto", l'un 14 bd des Italiens (actuellement occupé par la BNP), l'autre à l'angle de la place de la Bourse, de la rue Vivienne et de la rue des Filles-Saint-Thomas, à l'emplacement de l'actuel immeuble de l'Autorité des Marchés Financiers (AMF). Saisissants dessins d'architecture art-déco. Salissures et petits accidents aux cartons, les études elles-mêmes en bel état, sauf la plus petite d'entre elles, avec une trace de pliure longitudinale.

vendu

nota : il est amusant de comparer la façade du 14 boulevard de Italiens dans les années 1930 avec ce qu'elle est aujourd'hui.




3. Vigneau, André (1892-1968)
Intérieur du bar automatique "Presto", place de la Bourse à Paris (architecte : Otto Bauer), vers 1930

Deux tirages gélatino-argentiques d'époque assemblés en un panorama de 34,5 x 16 cm et montés sur carton (49 x 32 cm), signature du photographe sous l'image, étiquette du studio photo Lecram en bas à droite.



L'un des deux "bars automatiques" et restaurants "Presto" réalisés par Otto Bauer à Paris, celui-ci, à l'angle de la place de la Bourse, de la rue Vivienne et de la rue des Filles-Saint-Thomas, à l'emplacement de l'actuel immeuble de l'Autorité des Marchés Financiers (AMF). Ce sont de beaux exemples du fonctionnalisme art déco. André Vigneau a créé en 1930 le studio Lecram, dans lequel il aura comme assistants Robert Doisneau et François Kollar. Petit accident dans le coin supérieur gauche du carton, tirage en bel état.

380 €

4. Cinq esquisses pour des projets non réalisés

Pour le plaisir, nous vous présentons cet ensemble d'esquisses au fusain sur papier calque, que nous avons données ou vendues à des amis qui nous sont chers.






(collections particulières)

21 décembre 2012

L'Art d'aimer. Eaux-fortes de André Lambert. Aquarelle originale.

Ovide

L'Art d'aimer.
Traduction nouvelle de Pierre Lièvre. Un titre, quatre frontispices, dix-huit compositions en couleurs gravés à l'eau-forte et quelques lettrines et ornements typographiques gravés sur bois par André Lambert.

(P. Ovidii Nasonis Ars amandi)



Paris, Le livre du bibliophile, G. et R. Briffaut, 1923.

27,5 x 21,5 cm, in-4, 201 (2) pp. - 23 eaux-fortes en couleurs hors texte dont les titres et frontispices, broché sous couverture blanche imprimée.



Édition originale de la nouvelle traduction due à Pierre Lièvre (avec le texte latin en regard) et premier tirage des eaux-fortes de André Lambert.



Tirage à 500 exemplaires. Celui-ci l'un des 50 exemplaires sur vélin d'Arches enrichis d'une suite en noir ou en bistre de toutes les eaux-fortes (une eau-forte étant décomposée en deux dans la suite, celle-ci comporte 24 planches et non 23). Notre exemplaire (n° 89) est par ailleurs enrichi, hors justification, d'une aquarelle originale signée du monogramme (celle préparant l'eau-forte intitulée "La Maladie"). Cette aquarelle aurait normalement dû être jointe à l'un des 46 premiers exemplaires sur Japon.



Bel exemplaires malgré quelques ombres. (CARTERET, IV, 308 : "belle publication cotée de cet artiste de talent" ; MONOD, 8790)



vendu

15 novembre 2011

François-Louis Schmied - Mardrus : Le Livre de la vérité de parole (1929)


Le Livre de la vérité de parole.
Transcription des textes égyptiens antiques par le Dr J.-C. Mardrus, établie par F.-L. Schmied.



Paris, François-Louis Schmied, 1929.

34 x 24 cm, in-4, 3 ff. bl. - 52 ff. n. ch. - 12 planches hors texte - 3 ff. bl., en feuilles sous couverture illustrée à rabats, chemise et étui de l'éditeur.



Tirage à 150 exemplaires tous sur vélin d'Arches (n° 27).



Très belle édition, entièrement réalisée par François-Louis Schmied sur le texte transcrit et traduit par Mardrus, paru une première fois en 1924 chez Bernouard. Elle est illustrée de 12 gravures sur bois en couleurs hors texte, toutes signées à la mine de plomb par l'artiste, de même que le feuillet de justification.



Le texte lui-même, composé à la main d'une typographie soignée et pure, est orné à chaque page de nombreuses compositions géométriques, également gravées sur bois, et d'ornements en couleurs. Une mise en scène graphique d'apparence limpide mais d'une grande complexité qui demanda à Schmied, à ses élèves et à son fils Théo trois années de travail entre la réalisation de la maquette, exposée à la galerie Petit en 1926, et la fin de l'impression, le 30 avril 1929.





L'un des plus beaux livres de François-Louis Schmied et l'un des quelques chefs-d'oeuvre du livre art-déco.



Quelques rousseurs, éparses, pour l'essentiel marginales et sans gravité, sauf au revers de la couverture, au double feuillet liminaire et à deux feuillets en fin de volume, où elles sont plus prononcées. (CARTERET, IV, 264 ; MONOD, 7207)



vendu

18 avril 2011

Germain Nouveau illustré par Auguste Rodin et relié par Anthoine-Legrain (Les Poèmes d'Humilis, 1910)

Nouveau, Germain

Les Poèmes d'Humilis, enrichis de quatre compositions inédites d'Auguste Rodin

Paris, La Poétique, 1910.



23,5 x 19 cm (R), petit in-4, VII - 192 pp. - 4 planches hors texte en noir reproduites en phototypie, reliure de demi-maroquin bleu canard, plats de papier métallisé doré, fers courbes répétés formant des compositions en losange sur les plats (y compris sur le papier métallisé), dos lisse avec même fers formant un décor de losange, cette fois-ci en blanc, tête dorée, couvertures et dos conservés, rhodoïd (reliure signée J. Anthoine Legrain).



Deuxième édition, la première illustrée, en partie originale, et publiée, comme la première, à l'insu et contre la volonté de l'auteur.

Premier tirage des compositions au lavis d'Auguste Rodin.



Tirage à 300 exemplaires, celui-ci l'un des 240 numérotés sur vergé anglais (n° 246). Superbe reliure art-déco de Jacques Anthoine Legrain, beau-fils de Pierre Legrain.



Dos et mors très légèrement passés, un bel exemplaire fort élégamment relié. (MONOD, 8744)



vendu